mercredi 22 mai 2013

Épisode #202: Les procès en diffamation

L'Épisode #202: Les procès en diffamation du podcast Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison est en ligne. Il s'agit d'une interview de Goulven Kerbellec.

mardi 21 mai 2013

Épisode #61: L’évaluation des psychothérapies

L'Épisode #61: L’évaluation des psychothérapies du podcast Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison est en ligne. Nicolas Gauvrit y discute de l’évaluation des psychothérapies.

lundi 20 mai 2013

Hangout Sceptiques Francophones (4) - Enseigner la pensée critique


dimanche 19 mai 2013

Interview pour Grazia - L'humanoïde d'Atacama

J'ai été interviewé la semaine dernière par le magazine Grazia à propos de l'humanoïde d'Atacama (qui est très certainement un fœtus momifié, entre 14 et 16 semaines). Vous pouvez lire l'interview en cliquant ici.

samedi 18 mai 2013

Pourquoi je kiffe la science-philosophie?

Une chaîne de billets s'est récemment propagée dans la blogosphère scientifique francophone, particulièrement du côté du c@fé des sciences. Le thème en est: Pourquoi je kiffe la science? Elle fut démarrée par Sirtin ici. J'ai dès le début eu envie d'y contribuer. Cependant, je me suis fait la réflexion que je ne kiffais pas uniquement la science: je kiffe ce que Massimo Pigliucci à surnommé la science-philosophie, ou Sci-Phi.

En effet, ma conviction profonde est que ce n'est qu'à travers la pratique des deux démarches (science et philosophie) que nous pouvons construire notre vision du monde. L'une ne va pas sans l'autre. Les deux domaines marchent main dans la main. Toujours selon moi, le scepticisme scientifique (ou rationnel) est justement une vision du monde qui relève de la Sci-Phi.

Il me semble extrêmement important d'avoir une réflexion philosophique sur la science. Par exemple, des principes comme le rasoir d'Ockham sont utilisés par les scientifiques, mais sont de nature éminemment philosophique. Il me semble tout aussi extrêmement important d'avoir sa réflexion philosophique fondée sur les savoirs élaborés par les sciences. Je sais bien que tout le monde ne partage pas cette conception des choses. Certaines personnes kiffent juste la science (et les aspects philosophiques qui traversent les pratiques scientifiques restent alors largement impensés) et d'autres personnes kiffent juste la philosophie (et ils développent alors des réflexions philosophiques déconnectées des savoirs scientifiques).

Mais moi, je kiffe la Sci-Phi.

Ma passion pour la science est née durant mon enfance en regardant l'émission de la RTBF Le jardin extraordinaire. Un été, ils décidèrent de passer le documentaire de Gerald Durrell Le naturaliste en campagne. Certains sceptiques ont découvert le scepticisme avec Cosmos de Carl Sagan, moi j'ai découvert la science avec Le naturaliste en campagne. J'étais accroché. Durant les années qui ont suivi, j'adorais aller visiter le Musée de l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique, tout particulièrement les iguanodons de la galerie des dinosaures. Pré-adolescent, lors de vacances en France, je me souviens avoir scié mes parents pour aller visiter l'Harmas de Jean-Henri Fabre.

Évidemment, c'était avant que le système scolaire ne m'explique que je n'étais visiblement pas assez intelligent pour étudier les langues modernes (je suis aujourd'hui professeur de japonais dans une école de cours du soir) et les sciences; et ne me force à aller apprendre la dactylographie dans une école pour les "mauvais élèves". En dernière année, quand j'ai dit que je voulais aller à l'université, mes professeurs m'ont regardé avec un drôle d'air en pensant très fort: mais aucun de nos élèves ne va jamais à l'université, c'est bien trop dur pour eux! Je ne les remercierai jamais assez de m'avoir donné ainsi la motivation pour étudier de toute mes forces et de rattraper mon retard - juste pour prouver qu'ils avaient tort!

Pour la philosophie, je pense que c'est d'abord passé par la case théologie chrétienne, et de très longues discussions durant les repas avec mon père pasteur protestant sur des questions théologiques. De la théologie, on passe facilement à la philosophie. C'est ce qui m'a amené à étudier tout d'abord la psychologie (du côté de la science) et ensuite la philosophie.

Ces éléments autobiographiques n'expliquent pas pourquoi je kiffe la science-philosophie. Je pense qu'il y a une partie qui est innée: je suis en quelque sorte un natural born skeptic. Une autre composante est que mon père m'a transmit la passion de l'érudition. Et que l'école, malgré tout ses efforts, n'a pas réussi à m'en dégoûter. J'étais heureusement un introverti qui adorait lire. J'ai passé mon adolescence à étudier des manuels de jeux de rôles, en commençant par Donjon et Dragon à douze ans. Cela m'a finalement bien préparé à étudier d'autres sujets par la suite...

Est-ce que tout cela explique pourquoi je kiffe la science-philosophie? Probablement pas. Il y a une partie qui relève juste du Parce que c'était lui parce que c'était moi. Je kiffe la science-philosophie parce que je kiffe la science-philosophie. C'est comme ça.

jeudi 16 mai 2013

Épisode (encore): Les illusions de la psychanalyse (retravaillé)

L'Épisode #48: “Les illusions de la psychanalyse” du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Jacques van Rillaer, co-auteur avec Nicolas Gauvrit de "Les psychanalyses : Des mythologies du XXe siècle ?".

mercredi 15 mai 2013

Épisode #60: Le Soi existe-t-il?

L'Épisode #60: Le Soi existe-t-il? du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Il s'agit d'une interview de Charles Mougel.

samedi 11 mai 2013

Les sceptiques évitent-ils la question de la religion? - Une réaction au "divorce" de PZ Myers

Le biologiste américain PZ Myers (de la plate-forme freethoughtblogs ou FTBlogs) a annoncé récemment qu'il "divorçait" officiellement du mouvement sceptique. La raison invoquée derrière cette déclaration théâtrale est que le mouvement sceptique "exempterait" prétendument la religion de la critique, et ce pour des raisons stratégiques (de type accomodationnistes).

Une première remarque à faire est que (en tout cas pour moi) PZ Myers n'a jamais véritablement été un sceptique. Il est avant tout et surtout un athée militant - et non, ce n'est pas la même chose. Après tout, son grand moment de gloire médiatique vint en 2008 quand il jeta une hostie à la poubelle, ce qui est un acte blasphémateur pour les catholiques. La popularité de son blog avait à l'époque attiré l'attention des sceptiques, qui se mirent à l'interviewer sur leurs balados et à l'inviter à leurs conférences. Le point de rencontre principal était qu'il y critiquait les créationnistes, mais il fut d'emblée une figure controversée à cause de la question du "ton".

En effet, PZ Myers a toujours été un grossier personnage, se complaisant dans les attaques ad hominem. Au départ, cette agressivité fut concentrée sur les personnes religieuses. Sa popularité de l'époque dans la communauté des rationnels généra parmi les sceptiques des discussions sur la question du ton, qui culminèrent en 2010 avec la conférence de Phil Plait "Ne soyez pas un connard!" (angl. "Don't be a dick!"). Si PZ Myers avait ses fans, beaucoup n'appréciait pas son agressivité vis-à-vis de la religion. J'en faisais partie, étant moi-même plutôt de tempérament accomodationniste (dans la lignée de l'humanisme séculier de Paul Kurtz). Si mes souvenirs sont bons, il n'est pas nommé explicitement dans la conférence de Phil Plait, mais à mes yeux il était clair qu'elle avait été écrite en réaction au ton qu'il infusait dans l'ensemble de la communauté des rationnels.

On aurait pu penser que cela en resterait là, mais en réalité les choses n'allèrent qu'en s'aggravant avec le temps. L'ElevatorGate se produisit en 2011 et, à sa suite, une chasse au sorcière débuta dans la communauté des rationnels pour déterminer qui n'était pas "suffisamment" féministe (et bien entendu vous devez entendre par-là un type bien précis de féminisme, comme le démontra l'histoire du T-Shirt d'Harriet Hall). PZ Myers s'allia très rapidement à Rebecca Watson et ils instaurèrent des "tests de pureté idéologique" pour trier les bons athées (qui seraient acceptés dans la communauté A+) des mauvais. Richard Carrier (un autre membre de FTBlogs) expliqua sur son blog qu'on était soit "avec eux" soit "contre eux". Vous me permettrez ici de citer Star Wars: "Only A Sith Deals In Absolutes"! Ce qui allait devenir l'alliance skepchick/FTBlogs attaqua tout d'abord Richard Dawkins, puis Sam Harris, Michael Shermer, Justin Vacula, Thunderf00t, etc.

Ce qui nous amène aujourd'hui au "divorce" de PZ Myers avec le mouvement sceptique. La raison invoquée est que le mouvement sceptique "exempterait" prétendument la religion de la critique, mais je pense que l'historique que je viens d'évoquer joue aussi un grand rôle dans ce départ mélodramatique. Massimo Pigliucci ("PZ Myers quits skeptic movement, should we care?") et Daniel Loxton (“Testable Claims” is Not a “Religious Exemption”) ont déjà proposé d'excellentes réflexions à cette annonce de "divorce". Néanmoins, voici la mienne en quelques lignes.

Les sceptiques évitent-ils la question de la religion? La réponse est non. 

Nous sommes ici devant un argument d'épouvantail. Dès l'origine du mouvement les sceptiques se sont intéressés de très prêt à la question des miracles (voir par exemple "The Science of Miracles: Investigating the Incredible"de Joe Nickell), qui est bien entendu une question éminemment religieuse. De plus, les sceptiques défendent le naturalisme méthodologique (si pas philosophique), par exemple dans les débats avec les créationnistes ou encore autour de la "fin du paradigme matérialiste" appelée de leurs vœux par bon nombre de parapsychologues. D'ailleurs, j'en tiens pour preuve que les parapsychologues accusent souvent les sceptiques d'être des "apologistes du matérialisme". Dans mon billet "Les objectifs du mouvement sceptique", j'ai aussi explicité que la contre-apologétique relevait des dérivés du cœur du scepticisme.

Au final, quand on y pense, les sceptiques engagent énormément la question de la religion, mais ils ne le font généralement pas de la même manière que les athées militants dans le style de PZ Myers. Le scepticisme scientifique (ou rationnel), c'est un processus (la pensée critique) et pas une conclusion (l'athéisme). Les sceptiques se concentrent sur les affirmations empiriques de la religion (comme les miracles ou le créationnisme), parce qu'il s'agit de celles qu'on peut légitimement réfuter scientifiquement. Ils engagent aussi le débat philosophique au niveau de la contre-apologétique (voir par exemple l'excellent balado "Reasonable doubts - Your skeptical guide to religion"). Ils font en général mieux la démarcation entre science et philosophie que les athées militants dans le style de PZ Myers, qui tendent bien trop souvent vers le scientisme. Ce que les sceptiques ne font pas, s'est casser du sucre sur le dos des religions (on revient ici au "Ne soyez pas un connard!" dont je parlais plus haut). Pour le dire autrement, les sceptiques tendent à être plus accomodationniste que confrontationniste.

De plus, les athées militants dans le style de PZ Myers ont une définition extrêmement limitée de ce qu'est la religion. Il s'agit des religions institutionnelles et de l'idée d'un Dieu monothéiste (ou de "l'hypothèse Dieu" si vous préférez). Mais la religiosité est très loin de se limiter à cela! Le mouvement Nouvel Age (dont les sceptiques critiquent les dérives pseudo-scientifiques), c'est aussi de la religiosité. Le soucoupisme (la croyance dans l'hypothèse extraterrestre pour expliquer le phénomène ovni), c'est aussi de la religiosité. Lorsque les sceptiques critiquent les médiums, ils engagent le débat avec la religion spirite (et oui, c'est aussi une religion!). Et ce ne sont que quelques exemples... La religiosité ne se limite pas aux religions institutionnelles, elle s'étend aux croyances dans le surnaturel et aux superstitions (comme la croyance dans l'astrologie, etc.).

Le problème de PZ Myers est que pour lui sa manière de faire est (par définition) la seule manière valide de faire les choses. Et quand des gens osent résister à sa tentative d'imposer ses pratiques (et son idéologie par la même occasion), il commence par une chasse aux sorcières et puis quand il constate que cela ne fonctionne pas (et que la popularité de son blog est en chute libre), il finit par proclament théâtralement qu'il "divorce" du mouvement sceptique. En ce qui me concerne, je trouve cela tout simplement pathétique. Ma réaction à son annonce a été: "bon débarras!". Le mouvement sceptique n'a pas besoin d'un PZ Myers. Et je pense que le mouvement des rationnels mérite des figures de proue bien plus éclairée que lui.

mercredi 8 mai 2013

Épisode #201: Lev Vygotski et Jerome Bruner

L'Épisode #201: Lev Vygotski et Jerome Bruner du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne. Nicolas Gauvrit y discute de la psychologie du développement (3ème partie).

mardi 7 mai 2013

Épisode #59: Hiroshima

L'Épisode #59: Hiroshima du podcast "Scepticisme Scientifique - Le balado de la Science et de la Raison" est en ligne.

Parc de la paix:



Taiko:



Musée de la bombe atomique: